Élevage de veaux de boucherie en bâtiment (photo d'illustration).
560 veaux enfermés à vie, aux portes de Saumur
Il s'agit d'un projet d'élevage industriel de 560 veaux de boucherie à Verrie (ville voisine de Saumur, Gennes-Val-de-Loire, Dénezé-sous-Doué, Doué-en-Anjou, Les Ulmes, et Rou-Marson). Enfermés en bâtiment, sur caillebotis, nourris au lait en poudre, sans jamais sortir. Les conseils municipaux de Saumur et de Verrie ont voté contre ce projet. Mais la décision finale revient au préfet : la mobilisation continue.
Et ce n'est pas qu'une affaire verrienne : les 1 756 m³ de lisier produits chaque année par ces veaux — l'équivalent de plus de 30 tonnes par semaine — seraient transportés et épandus sur les terres agricoles des communes voisines : Verrie (60 %), Saumur (24 %), Gennes-Val-de-Loire (14 %) et Doué-en-Anjou (2 %). Beaucoup d'habitant·es des alentours sont donc concerné·es — pas seulement Verrie.
C'est quoi ce projet ?
- 560 veaux de boucherie élevés en même temps, soit près de 1 000 par an.
- Enfermés en bâtiment, sur caillebotis (grilles), sans paille et sans accès à l'extérieur.
- Séparés de leur mère et nourris principalement au lait en poudre.
- À Verrie, aux portes de Saumur, dans le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.
Pourquoi s'y opposer ?
🏭 Terrena, géant de l'agrobusiness aux pratiques problématiques
Le porteur de projet ne possèdera ni les terres, ni les bâtiments, et est porté par Terrena, la plus grande coopérative agricole de France, régulièrement épinglées pour ses pratiques douteuses. Terrena a notamment été muti-condamnée pour des accidents mortels sur ses sites. Lire l'article
🐄 Souffrance animale
Caillebotis intégral, séparation précoce de la mère, engraissement intensif : des conditions incompatibles avec les besoins des veaux.
☠️ Pollution des cours d'eau
1 756 m³ de lisier par an épandus en zone vulnérable aux nitrates, tout près de la Loire.
💧 Ponction importante sur nos ressources en eau potable
2 475 m³ d'eau par an seront nécessaires à l'abreuvage et au nettoyage (équivalent à la consommation en eau de 45-50 personnes), dans une région déjà soumise à une forte tension hydrique, et des restrictions d'eau déjà en place aujourd'hui.
⚡ Consommation d'électricité accrue
Face aux canicules, les veaux entassés devront être raffraichis, entraînant une surconsommation en eau et en électricité.
🥩 Santé alimentaire
Production de viande d'élevage intensif, nourrie aux antibiotiques et aux ratios oméga-6/oméga-3 problématiques, liés à des maladies cardiovasculaires et certains cancers.
🦠 Maladies transmissibles
L’entassement d’animaux est propice aux maladies transmissibles qui peuvent même muter en souches plus dangereuses encore, conduisant régulièrement l'état à faire abattre les troupeaux. Ce risque sera accru avec une telle concentration.
🧬 Risques futurs d'épidémies
La présence forte d'antibiotiques dans le lisier se retrouvera dans nos cours d'eau et nappes phréatiques, contribuant au déséquilibre des écosystèmes et au risque accru de souches de maladies résistantes aux antibiotiques.
🔥 Risque d'incendie
En 2025 dans un élevage des Deux-Sèvres, une filiale de Terrena, la coopérative agricole associée au projet, a été épinglée pour sa gestion et stockage de fientes « non conformes », entraînant un début d'incendie. Lire l'article. Face aux canicules qui s'installent chaque année, ce type de risque ne va faire qu'en s'accroîssant avec des élevages intensifs.
Signez la pétition
Pétition adressée à Monsieur Gilles Bardin, maire de Verrie, et à son conseil municipal ; à Monsieur François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire ; ainsi qu'à Monsieur Pascal Vincent, maire de Gennes-Val-de-Loire.
Nous, citoyennes et citoyens signataires, vous demandons de ne pas autoriser le projet d'élevage de 560 veaux de boucherie de la SAS du Moyer, à Verrie.
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Ce projet prévoit l'engraissement, dans un bâtiment fermé, de 560 veaux de boucherie en même temps, près de 1 000 animaux par an. Les veaux y seraient élevés sur caillebotis intégral, sans litière de paille, séparés précocement de leur mère et nourris principalement au lait en poudre, sans jamais accéder à l'extérieur ni pâturer. Ces conditions privent les animaux de l'essentiel de leurs comportements naturels.
L'installation produirait 1 756 m³ de lisier par an, épandus en zone vulnérable aux nitrates, dans le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, à moins d'un kilomètre de Saumur et à environ 1,9 km d'une zone Natura 2000 de la vallée de la Loire.
Il s'agit enfin d'un élevage hors-sol, porté par une société qui ne possède pas de terres et dépend d'un contrat d'épandage et d'un intégrateur : un modèle industriel, à rebours d'une agriculture paysanne, locale et respectueuse du vivant.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons de ne pas accorder ce projet, de refuser l'autorisation d'exploiter et d'émettre un avis défavorable.
🎯 Prochain objectif : 10 000 signatures.
Déjà signatures ! (dont plus de 3250 du Maine et Loire)
✊ Où en est-on ? Une victoire d'étape, mais rien n'est joué
- À venir — Le préfet de Maine-et-Loire tranchera (arrêté attendu d'ici l'automne). Ces avis municipaux sont consultatifs : c'est lui qu'il faut convaincre maintenant.
- 28 juillet 2026 — Devant plus de 300 personnes, le conseil municipal de Verrie — commune d'implantation — vote CONTRE le projet. probablement grâce à notre mobilisation ! ✅
- 21 juillet 2026 — Clôture de la consultation publique.
- 13 juillet 2026 — Le conseil municipal de Gennes-Val-de-Loire maintient, lui, un avis favorable (revote à bulletin secret).
- 30 juin 2026 — Le conseil municipal de Saumur vote un avis défavorable ✅
Chaque signature et chaque courrier au préfet comptent pour peser sur la décision finale.
Et maintenant ? La partie n'est pas finie
La consultation publique est close et deux communes — Saumur et Verrie — ont voté contre. La décision revient désormais au préfet de Maine-et-Loire, qui n'a pas encore tranché.
L'action la plus utile aujourd'hui : signer et surtout faire signer la pétition. Plus nous sommes nombreuses et nombreux, plus la pression sur le préfet est forte — visons les 10 000 signatures.
Les prochains rounds : si le préfet autorisait malgré tout le projet, la bataille se poursuivrait sur le permis de construire (du ressort de l'agglomération de Saumur), puis, le cas échéant, par un recours juridique. Chaque signature d'aujourd'hui comptera pour ces étapes.
Pour aller plus loin : consultez le dossier complet et la revue de presse.
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